Carte des principaux organismes familiaux en santé mentale au Québec

Organismes offrant un programme ou des services pour les jeunes dont un ou des membre(s) de la famille a un ou des problème(s) de santé mentale ou de dépendance, ou pour les parents ayant des problèmes de santé mentale ou de dépendance.

Voir aussi dans la section Liens en français

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Manic: Kalina Bertin part à la recherche de son père bipolaire

Je n’ai pas pu voir ce documentaire présenté au festival RIDM (Rencontres internationales du documentaire de Montréal) de Montréal car j’en ai appris l’existence avec la parution de ces deux articles ci-dessous, et la 2ème séance était à guichet fermé….

La documentariste Kalina Bertin sur les traces d’un père fantôme

Kalina Bertin a nagé toute sa vie en eau trouble. Son père, qui a donné un faux nom sur son acte de naissance, a été assassiné en Thaïlande en 2006 par sa maîtresse de longue date, après avoir passé sa vie à escroquer des gens. Son frère et sa sœur souffrent de troubles bipolaires. Ce sont ces morceaux de sa vie que la jeune cinéaste de 28 ans tente d’assembler dans son documentaire Manic, présenté mercredi aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM).

La documentariste Kalina Bertin sur les traces d’un père fantôme, Le Devoir, 13 novembre 2017.

Le trouble de bipolarité en deux temps:

Pour son tout premier film, le long métrage documentaire Manic, Kalina Bertin part à la recherche de son père, un homme qui a eu 15 enfants et différents noms au cours de sa vie, et finit par dresser un fascinant portrait d’une famille affectée par le trouble de bipolarité.

[…]

Au-delà de l’histoire fascinante qu’il révèle, Manic joue un rôle important dans la mesure où il permet de mettre des images et des mots sur une maladie encore incomprise du grand public. Alors que son père n’avait pas d’aide ou de repères quant au trouble de bipolarité, dit-elle, aujourd’hui, c’est plus facile à diagnostiquer. Le film pourrait être bénéfique pour la déstigmatisation de cette maladie. «Je l’espère, dit Kalina. Pendant longtemps, ma famille et moi nous nous sentions seuls par rapport à ce qu’on vivait. J’avais honte et je me sentais isolée, exclue. Mais plus j’en parlais, plus je me rendais compte que c’est quand même récurrent. On n’en parle pas assez.»

Le trouble de bipolarité en deux temps, Voir, 13 novembre 2017.

Site Internet  Page sur le site du producteur

Deux personnalités médiatiques Québécoises se confient

À une semaine d’intervalle, l’humoriste François Bellefeuille et l’animateur Jean-Philippe Dion ont confié lors d’ une émission/entrevue sur TVA qu’un de leur parent avait (eu) un trouble mental et ont abordé brièvement leur expérience personnelle.

Un humoriste Québécois parle de son père qui avait la schizophrénie:

Hier soir à «La vraie nature» sur les ondes de TVA, François Bellefeuille a livré un témoignage touchant au sujet de son père.

Atteint de schizophrénie, la figure paternelle de l’humoriste a eu un grand impact sur la vie adulte de ce dernier. Alors qu’il était enfant, François Bellefeuille n’était pas au courant de la maladie de son père. C’est seulement lorsqu’il était au Cégep, après que son père ait fait une crise, qu’il a appris qu’il vivait avec cette maladie depuis de nombreuses années.

Pour visionner le témoignage: Le témoignage touchant de François Bellefeuille à propos de son père schizophrène

Le nouveau porte-parole pour le réseau «Avant de craquer» parle de la maladie mentale de sa mère:

«Moi en fait, ma maman est atteinte de maladie mentale, j’en ai déjà parlé, mais c’est difficile d’en parler parce qu’on ne veut pas raconter la vie des autres. Mais en tant qu’enfant, on sent parfois qu’on peut avoir besoin d’aide pour appuyer un proche».

[…]

«J’en ai vécu des moments difficiles, quand j’étais enfant. C’est arrivé que quand j’étais à l’école, pendant mes cours, je ne pensais pas à ma matière, aux mathématiques, mais plutôt à ma maman qui était à la maison», détaille l’animateur.

Pour visionner l’entrevue: Jean-Philippe Dion se livre sur la maladie mentale de sa mère

Deux nouveaux livres francophones

Deux nouveaux livres francophones concernant les jeunes proches de personnes en souffrance psychiques sont parus:

D’un Soleil à l’Autre

Le premier D’un Soleil à l’Autre est un livre destiné aux enfants qui ont une mère qui souffre de schizophrénie, ou d’un autre trouble mental:

Le livre « D’un soleil à l’autre » raconte l’histoire d’une petite fille qui souffre terriblement de la maladie de sa mère , qui n’est pas en mesure de lui apporter la tendresse et l’affection.  C’est pour ce livre que l’association Le mal de mère a reçu le prix coup de cœur du jury. L’objectif de cet ouvrage ? Montrer aux enfants ayant une mère atteinte d’une maladie psychiatrique qu’il est possible de trouver en soi les ressources nécessaires.

Ce livre a reçu le Coup de cœur du JURY- Prix OCIRP Handicap 2016 : Association Le mal de mère (Paris) (voir la vidéo de présentation).

1001 regards pour une solitude

Le livre de Chantale Labrecque, 1001 regards pour une solitude, raconte son expérience avec son frère soufrant de schizophrénie et son cheminement suite à son suicide.

Voir à propos de ce livre l’article dans L’écho Abitibien: « Chantale Labrecque démystifie la maladie mentale, Elle écrit un livre sur la vie avec son frère atteint de schizophrénie. » dont voici un court extrait:

La Valdorienne était âgée de 9 ans lorsqu’elle a appris la maladie de son frère. «Il avait autour de 16 ans. Moi, je n’étais pas en mesure d’assimiler tout cela. Comme son meilleur ami venait de s’enlever la vie, je croyais qu’il s’agissait de sa réaction face à ce deuil, souligne Mme Labrecque.

«Avant, mon frère était patient avec moi. Un moment donné, il s’est mis à ne plus vouloir me parler, il s’est isolé et il est devenu impatient. Mes parents ont fait tout ce qu’ils ont pu, mais si on recule plus de 20 ans, la schizophrénie était très taboue. On n’en parlait pas, se souvient l’auteure.

«Le moment le plus marquant s’est déroulé à mon retour de l’école un jour. Mon frère regardait la télévision et il riait. Il semblait bien aller. Jusqu’à ce que je réalise que la télévision était fermée. Je ne comprenais pas», confie Mme Labrecque.

Elle a photographié sa mère ayant un trouble bipolaire pendant 7 ans

Bipolarité : pendant 7 ans, elle photographie la maladie mentale de sa mère

Extrait/introduction de l’article:

Melissa Spitz, habitante de Brooklyn qui a grandi dans le Missouri, est l’artiste derrière « You Have Nothing to Worry About » (– Tu n’as rien à craindre –) un projet photographique qui traite des maladies mentales et notamment de sa mère toxicomane et bipolaire.

Melissa a 6 ans quand sa mère est internée dans un institut de l’État de Washington à cause d’un trouble bipolaire. « Sa vie a continué en spirale descendante après ça », explique la photographe dans une lettre au Huffington Post. « Une hystérectomie, suivie d’un diagnostic de cancer, puis d’une chimiothérapie et de rayons, en plus de ses problèmes préexistants de santé mentale. »

Source: http://madame.lefigaro.fr/societe/bipolarite-pendant-7-ans-une-fille-prend-en-photo-la-maladie-mentale-de-sa-mere-120916-116410

You Have Nothing to Worry About sur le site Internet de Melissa Spitz

Album « Mona » d’Emily Loizeau

L’artiste Émilie Loizeau a sortit un album dédié à sa mère Mona diagnostiquée psychotique:

Le nouvel album de la chanteuse Emily Loizeau, Mona , raconte l’histoire d’une femme, d’un bébé, les deux à la fois. Mona est un hommage à sa mère. Emily Loizeau nous ouvre la porte de son univers.

 Le spectacle, créé au 104, a été réalisé par Renaud Létang. Emily Loizeau est à nouveau accompagnée par Olivier Koundouno au violoncelle et Csaba Palotaï à la guitare. Pour rendre l’ambiance ubuesque mais froide de l’univers hospitalier, la musique d’Emily Loizeau, toujours aussi organique, a été plongée dans des bains chimiques. Elle se révèle intimement, et ouvre de nouvelles voies créatrices avec cet opus.

De l’article: Emily Loizeau : Tout sur « Mona »

Disponible sur iTtunes et Spotify, site Internet