Film Allemand sur Arte: La folie en embuscade

Je viens de voir cet article dans le journal/site La Croix sur un film diffusé sur Arte: Vivre avec un père schizophrène

Dès les premières minutes du film, le narrateur, Simon, 23 ans, annonce la couleur : « Je vis dans une maison de fous ». Malheureusement, le jeune homme ne plaisante qu’à moitié : son père Hans, un homme intelligent, aimant et attentif, menace à tout moment de basculer dans un incontrôlable délire, comme lorsqu’il détruit avec rage la parabole installée sur la maison voisine. Victime de paranoïa aiguë, il croit alors qu’un ennemi lui envoie des ondes depuis le toit pour contrôler son esprit et lui dérober ses idées !

Le film est disponible sur Amazon seulement en VO (Allemand)
Hirngespinster [Import anglais]

La bande annonce en français:

La bande annonce en allemand sous titrée en anglais:

Améliorer l’accès aux soins de santé mentale pour les jeunes

Je viens de trouver cet article de début mars qui en dit un peu plus sur le projet HoPE de l’Institut Universitaire en Santé Mentale de Québec et sur le rôle que vont y jouer les infirmières:

Le 25 janvier dernier, la Fondation de l’OIIQ a décerné la subvention Pour mieux soigner, d’une valeur de 250 000 $, au CIUSSS de la Capitale-Nationale afin de contribuer à l’implantation de HoPE. Le projet fait suite à plusieurs recherches qui ont démontré l’importance de la prévention chez les jeunes ayant un parent atteint d’un trouble de santé mentale. HoPE cible donc les enfants et les adolescents ayant un parent souffrant de schizophrénie, de maladie bipolaire, de dépression récidivante ou de trouble anxieux grave. C’est environ 12 000 jeunes de la région en question qui auront accès à de meilleurs soins.

« Le projet vise à transformer la trajectoire de soins et de services pour les jeunes à risque de développer un trouble de santé mentale. On veut faire tomber les différentes barrières aux soins afin de permettre l’amélioration du dépistage, des suivis et des interventions précoces auprès de cette clientèle », mentionne Joanne Lavoie. Concrètement, HoPE permettra la mise en place d’une équipe de professionnels qui collaboreront pour venir en aide aux jeunes à risque et à leur famille. Au sein de cette équipe interdisciplinaire de soins et de chercheurs (Michel Maziade M.D., FRCPC, C.Q., Thomas Paccalet, Ph. D., Elsa Gilbert, Ph. D. Chantal Mérette, Ph. D., Marc Hébert, Ph. D., Nicolas Berthelot, Ph. D.), l’infirmière bachelière occupera un rôle central en ce qui concerne le suivi de la clientèle.

[…]

Elle précise que le projet découle d’un travail d’équipe important, les chercheurs du CIUSSS de la Capitale-Nationale étant parmi les leaders mondiaux quant aux indicateurs de risques cliniques, neurocognitifs et physiologiques découverts chez les enfants, adolescents et jeunes adultes à risque.

Pour lire l’article au complet

 

 

Le tabou de la dépression post-partum

Voici un court article intéressant concernant la dépression post-partum:

La France mise sur la prévention

Contrairement au baby blues, un phénomène adaptatif normal qui apparaît entre trois et cinq jours après l’accouchement et disparaît spontanément en une semaine au plus, la dépression post-partum arrive plus tard, plutôt dans les quatre à six semaines après la naissance, et nécessite une prise en charge médicale. Les symptômes : difficultés à s’endormir, grande fatigue, troubles de l’alimentation, anxiété extrême, des états qui passent « d’un peu trop euphoriques à un peu trop déprimés« , décrit la spécialiste, et peuvent même conduire à une forme de désintérêt pour le nouveau-né, voire à son abandon.

« En ne réussissant pas à être la mère qu’elles souhaiteraient, certaines femmes ressentent une culpabilité si grande qu’elles préfèrent laisser l’enfant pour que quelqu’un d’autre s’en occupe, poursuit Sophie Oswald. Elles sont dans cette logique. » D’où l’importance d’intervenir rapidement pour que le bébé n’en souffre pas, pas plus que le couple, et que la mère se rétablisse vite. « Il n’y aura aucun retentissement sur l’enfant si le père et l’entourage prennent le relais« , rassure Anne-Laure Sutter.

Les adresses des unités mère-enfant

Article: http://www.grazia.fr/societe/phenomenes/articles/le-tabou-de-la-depression-post-partum-809840

Formations en France concernant la parentalité et la maladie mentale / les dépendances

Je viens de voir trois formations offertes cette année 2016 concernant l’impact de la maladie mentale parentale ou des dépendances parentales sur les enfants et sur l’intervention auprès de ces familles.

Voici les informations les plus importantes à propos de ces formations, classées en ordre chronologique:

Parentalité et dépendances: Quels troubles pour les enfants de ces familles? Quelles prises en charge?

Du 23 au 25 mai

Effets des addictions des parents sur le développement et le quotidien des enfants.

Les professionnels de l’enfance sont amenés à intervenir auprès d’enfants dont les parents présentent des addictions ou dépendances : alcoolisations, prises de toxiques, polytoxicomanies qui entravent leurs fonctions parentales. Comment aborder ces situations complexes qui nécessitent une compréhension des différents liens qui unissent les sujets aux produits et à leur entourage.

Les enfants et la maladie mentale de leur(s) parent(s)

Quatre sessions de 2 jours entre le 15 septembre et le 16 décembre

Répercussions psychiatriques et construction psychique : comment envisager la relation parents-enfant dans les contextes de maladie mentale ?

De la petite enfance à l’adolescence, jusqu’à l’entrée dans l’âge adulte, comment les enfants se construisent-ils quand leur mère, leur père (ou les deux ) souffre de troubles psychiatriques ? Quel est le retentissement des pathologies mentales sur la structuration psychique, au regard de ce dont un enfant a besoin aux différents moments de sa vie ? Sécurité, prévisibilité pour un tout-petit, ouverture au monde au fil des années, fiabilité et solidité à l’adolescence… Quelles questions et difficultés rencontrent les professionnels qui soignent les uns, prennent soin des autres ? Quelles modalités de prise en charge peuvent être mises en œuvre selon les fonctions et les services de chacun ?

Les dépressions parentales : clinique et enjeux

Deux modules de 2 jours du 10 octobre au 8 novembre

Définition, dépistage et prises en charge des dépressions parentales et de leurs implications dans la construction des liens parents-enfants et dans le développement du bébé.

Les dépressions parentales constituent un véritable enjeu de santé publique. Bien que la prévalence en soit considérable, elles restent largement méconnues des professionnels de terrain. Il est donc tout à fait important d’en préciser les contours cliniques et les bases thérapeutiques. L’enjeu est également du côté des liens parents-enfant et du développement de l’enfant. Les effets néfastes de la dépression parentale se retrouvent sur l’instauration des premiers accordages avec le bébé, mais aussi sur les maturations cognitive et psycho-affective de l’enfant.