Les Voix de ma soeur

SYNOPSIS : Portrait-témoignage d’Irène, souffrant de schizophrénie depuis 20 ans, « Les Voix de ma soeur » prend la forme d’un journal intime à plusieurs voix : – celle d’une patiente, décrivant avec lucidité sa pathologie, – celle de sa famille combattant la culpabilité et le déni, – celles de ses soignants de l’hôpital Saine Anne à Paris.

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Deux nouveaux livres francophones

Deux nouveaux livres francophones concernant les jeunes proches de personnes en souffrance psychiques sont parus:

D’un Soleil à l’Autre

Le premier D’un Soleil à l’Autre est un livre destiné aux enfants qui ont une mère qui souffre de schizophrénie, ou d’un autre trouble mental:

Le livre « D’un soleil à l’autre » raconte l’histoire d’une petite fille qui souffre terriblement de la maladie de sa mère , qui n’est pas en mesure de lui apporter la tendresse et l’affection.  C’est pour ce livre que l’association Le mal de mère a reçu le prix coup de cœur du jury. L’objectif de cet ouvrage ? Montrer aux enfants ayant une mère atteinte d’une maladie psychiatrique qu’il est possible de trouver en soi les ressources nécessaires.

Ce livre a reçu le Coup de cœur du JURY- Prix OCIRP Handicap 2016 : Association Le mal de mère (Paris) (voir la vidéo de présentation).

1001 regards pour une solitude

Le livre de Chantale Labrecque, 1001 regards pour une solitude, raconte son expérience avec son frère soufrant de schizophrénie et son cheminement suite à son suicide.

Voir à propos de ce livre l’article dans L’écho Abitibien: « Chantale Labrecque démystifie la maladie mentale, Elle écrit un livre sur la vie avec son frère atteint de schizophrénie. » dont voici un court extrait:

La Valdorienne était âgée de 9 ans lorsqu’elle a appris la maladie de son frère. «Il avait autour de 16 ans. Moi, je n’étais pas en mesure d’assimiler tout cela. Comme son meilleur ami venait de s’enlever la vie, je croyais qu’il s’agissait de sa réaction face à ce deuil, souligne Mme Labrecque.

«Avant, mon frère était patient avec moi. Un moment donné, il s’est mis à ne plus vouloir me parler, il s’est isolé et il est devenu impatient. Mes parents ont fait tout ce qu’ils ont pu, mais si on recule plus de 20 ans, la schizophrénie était très taboue. On n’en parlait pas, se souvient l’auteure.

«Le moment le plus marquant s’est déroulé à mon retour de l’école un jour. Mon frère regardait la télévision et il riait. Il semblait bien aller. Jusqu’à ce que je réalise que la télévision était fermée. Je ne comprenais pas», confie Mme Labrecque.

Elle a photographié sa mère ayant un trouble bipolaire pendant 7 ans

Bipolarité : pendant 7 ans, elle photographie la maladie mentale de sa mère

Extrait/introduction de l’article:

Melissa Spitz, habitante de Brooklyn qui a grandi dans le Missouri, est l’artiste derrière « You Have Nothing to Worry About » (– Tu n’as rien à craindre –) un projet photographique qui traite des maladies mentales et notamment de sa mère toxicomane et bipolaire.

Melissa a 6 ans quand sa mère est internée dans un institut de l’État de Washington à cause d’un trouble bipolaire. « Sa vie a continué en spirale descendante après ça », explique la photographe dans une lettre au Huffington Post. « Une hystérectomie, suivie d’un diagnostic de cancer, puis d’une chimiothérapie et de rayons, en plus de ses problèmes préexistants de santé mentale. »

Source: http://madame.lefigaro.fr/societe/bipolarite-pendant-7-ans-une-fille-prend-en-photo-la-maladie-mentale-de-sa-mere-120916-116410

You Have Nothing to Worry About sur le site Internet de Melissa Spitz

Les mères ayant souffert de dépression ne sont pas synchronisées avec leurs enfants

La dépression est-elle un problème de synchronisation cardiaque?

Le cœur des mères qui ont souffert de dépression au cours de leur vie ne réagit pas aux émotions comme celui de leurs enfants. Un défaut de synchronicité qui pourrait expliquer la transmission familiale du trouble mental.

L’environnement familial joue un rôle très important dans l’étiologie du trouble dépressif majeur –avoir une mère dépressive augmente ainsi considérablement le risque de souffrir soi-même un jour de dépression. Une étude, en passe d’être publiée dans la revue Journal of Child Psychology and Psychiatry, observe que les mères ayant des antécédents de dépression ne sont pas physiologiquement synchronisées avec leurs enfants.

Menée une équipe de chercheurs de l’Université d’État de New York à Binghamton, dirigée par Brandon Gibb, cette étude est la première à mettre en lumière un aspect biologique d’une caractéristique centrale de la dépression: les problèmes affectifs et relationnels.

La dépression d’un des deux parents affecte les notes des enfants

Les filles encore plus affectées

Pour étayer leurs recherches, les scientifiques américains ont mis en place un panel de 1.124.162 petits suédois et de 34.000 mères et 24. 000 pères souffrant de dépression. Les enfants ont été étudiés entre leur entrée dans le cursus scolaire classique et leur sortie du dispositif, approximativement vers l’âge de 16 ans. A quelque moment que ce soit dans leur scolarité, à chaque fois qu’un de leurs parents expérimentait un état dépressif, les résultats des enfants chutaient de manière concomitante.

http://www.metronews.fr/info/la-depression-d-un-parent-affecte-les-resultats-scolaires-des-enfants/mpbh!q0s7IrZyqnQI/

Prématurité : la dépression des parents augmente le risque

La dépression est à prendre au sérieux lors d’une grossesse. D’après une large étude suédoise – qui a suivi 350 000 naissances sur 5 ans – cette maladie psychiatrique est associée à un risque accru de prématurité, quand la mère est touchée, mais aussi quand il s’agit du père. Les conclusions sont détaillées dans la revue BJOG : an International Journal of Obsetrics and Gynaecology.

http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/13806-Prematurite-la-depression-des-parents-augmente-le-risque

À la recherche des gènes de la schizophrénie

Voici un très bon article critique concernant l’obsession des chercheurs d’identifier des gènes responsables des maladie mentale, dont particulièrement la schizophrénie:

L’idée que la maladie mentale soit le résultat d’une prédisposition génétique est au cœur de la psychiatrie contemporaine. Elle est aussi ce qui régit les financements alloués aux recherches, la manière dont les patients seront traités et la façon dont la société perçoit les personnes atteintes de maladies et de troubles listés dans le DSM-5. Parce qu’on lui perçoit des soubassements anatomiques et qu’elle est souvent citée comme élément à charge d’une prédisposition génétique des troubles mentaux, la schizophrénie a une place à part dans les annales de la santé mentale.

Lire la suite sur: http://www.slate.fr/story/114181/recherche-genes-schizophrenie