Nouvelles sur les troubles mentaux post-partum

Grossesse : la dépression post-partum peut-être dangereuse pour l’enfant

Des symptômes dépressifs qui apparaissent quelques semaines après l’accouchement et qui persistent… C’est ce qu’on appelle la dépression post-partum. Elle concernerait entre 10 et 25% des femmes, et ne doit pas être confondue avec le baby blues, beaucoup plus répandu, mais qui intervient dans les jours suivant l’accouchement. Des chercheurs britanniques de l’université d’Oxford se sont intéressés aux conséquences de cet état dépressif sur les enfants. Les résultats de leur recherche montrent que si une mère a des symptômes post-partum sévères qui durent, le risque que l’enfant ait des problèmes de comportements est plus élevé autour de 3 ans et demi. Plus tard, l’enfant devenu adolescent peut aussi avoir des problèmes dépressifs. Leurs résultats ont été publiés dans la rubrique psychiatrie du Journal of the American Medical Association.

Article sur Pourquoi Docteur, 1er février 2018

Selon une nouvelle étude britannique, la dépression post-partum (qui toucherait environ 10 % des femmes) pourrait nuire aux relations mère-enfant ainsi qu’aux relations grand-mère-petits-enfants.

Article sur Topsante.com, 25 février 2018

Comment les antécédents familiaux augmentent le risque de troubles psychiatriques après la grossesse

Selon une nouvelle recherche, le risque pour une jeune mère de souffrir de troubles psychiatriques post-partum augmente lorsqu’un membre de sa famille proche souffre d’un trouble psychiatrique, en particulier d’un trouble bipolaire.

Article sur Pourquoi Docteur, 19 mai 2018

 

 

 

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Manic: Kalina Bertin part à la recherche de son père bipolaire

Ce documentaire est très intéressant et montre un portrait réaliste mais humain de l’impact du trouble bipolaire sur la famille, notamment sur les enfants.

La documentariste Kalina Bertin sur les traces d’un père fantôme

Kalina Bertin a nagé toute sa vie en eau trouble. Son père, qui a donné un faux nom sur son acte de naissance, a été assassiné en Thaïlande en 2006 par sa maîtresse de longue date, après avoir passé sa vie à escroquer des gens. Son frère et sa sœur souffrent de troubles bipolaires. Ce sont ces morceaux de sa vie que la jeune cinéaste de 28 ans tente d’assembler dans son documentaire Manic, présenté mercredi aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM).

La documentariste Kalina Bertin sur les traces d’un père fantôme, Le Devoir, 13 novembre 2017

Le trouble de bipolarité en deux temps:

Au-delà de l’histoire fascinante qu’il révèle, Manic joue un rôle important dans la mesure où il permet de mettre des images et des mots sur une maladie encore incomprise du grand public. Alors que son père n’avait pas d’aide ou de repères quant au trouble de bipolarité, dit-elle, aujourd’hui, c’est plus facile à diagnostiquer. Le film pourrait être bénéfique pour la déstigmatisation de cette maladie. «Je l’espère, dit Kalina. Pendant longtemps, ma famille et moi nous nous sentions seuls par rapport à ce qu’on vivait. J’avais honte et je me sentais isolée, exclue. Mais plus j’en parlais, plus je me rendais compte que c’est quand même récurrent. On n’en parle pas assez.»

Le trouble de bipolarité en deux temps, Voir, 13 novembre 2017

Manic: Les secrets de mon père

«Ce qui a causé cette transmission-là est le pouvoir qu’on donnait aux secrets, avance la cinéaste, qui a consacré quatre années à ce projet. Trop souvent, on ne parle pas de maladie mentale, on fait comme si de rien n’était. Ce tabou-là crée tellement de problèmes psychologiques pour les enfants en développement. Et plus tard, dans ta vie d’adulte, tout ça ressort… Déjà en être conscient, c’est beaucoup.»

Manic: Les secrets de mon père, Journal Métro, .

Papa, qui es-tu?

Kalina Bertin, qui a perdu la trace de son père lorsqu’elle avait 5 ans, a voulu faire la lumière sur la vie nébuleuse de son géniteur, un gourou assassiné, qui a eu 15 enfants avec 5 femmes. Pour tourner le film de sa vie, elle a étudié en cinéma et a commencé à documenter ses souvenirs, dont plusieurs avaient été immortalisés sur ruban par son paternel. Sa quête existentielle lui a permis de trouver plusieurs réponses à ses questions et de démystifier la maladie mentale dont souffrait son père. La curiosité de la cinéaste piquera la vôtre.

Papa, qui es-tu? Tout le monde en parle, 28 janvier 2018

Voir aussi: Kalina Bertin: pour ne pas perdre la tête

Site Internet

Deux nouveaux livres francophones

Deux nouveaux livres francophones concernant les jeunes proches de personnes en souffrance psychiques sont parus:

D’un Soleil à l’Autre

Le premier D’un Soleil à l’Autre est un livre destiné aux enfants qui ont une mère qui souffre de schizophrénie, ou d’un autre trouble mental:

Le livre « D’un soleil à l’autre » raconte l’histoire d’une petite fille qui souffre terriblement de la maladie de sa mère , qui n’est pas en mesure de lui apporter la tendresse et l’affection.  C’est pour ce livre que l’association Le mal de mère a reçu le prix coup de cœur du jury. L’objectif de cet ouvrage ? Montrer aux enfants ayant une mère atteinte d’une maladie psychiatrique qu’il est possible de trouver en soi les ressources nécessaires.

Ce livre a reçu le Coup de cœur du JURY- Prix OCIRP Handicap 2016 : Association Le mal de mère (Paris) (voir la vidéo de présentation).

1001 regards pour une solitude

Le livre de Chantale Labrecque, 1001 regards pour une solitude, raconte son expérience avec son frère soufrant de schizophrénie et son cheminement suite à son suicide.

Voir à propos de ce livre l’article dans L’écho Abitibien: « Chantale Labrecque démystifie la maladie mentale, Elle écrit un livre sur la vie avec son frère atteint de schizophrénie. » dont voici un court extrait:

La Valdorienne était âgée de 9 ans lorsqu’elle a appris la maladie de son frère. «Il avait autour de 16 ans. Moi, je n’étais pas en mesure d’assimiler tout cela. Comme son meilleur ami venait de s’enlever la vie, je croyais qu’il s’agissait de sa réaction face à ce deuil, souligne Mme Labrecque.

«Avant, mon frère était patient avec moi. Un moment donné, il s’est mis à ne plus vouloir me parler, il s’est isolé et il est devenu impatient. Mes parents ont fait tout ce qu’ils ont pu, mais si on recule plus de 20 ans, la schizophrénie était très taboue. On n’en parlait pas, se souvient l’auteure.

«Le moment le plus marquant s’est déroulé à mon retour de l’école un jour. Mon frère regardait la télévision et il riait. Il semblait bien aller. Jusqu’à ce que je réalise que la télévision était fermée. Je ne comprenais pas», confie Mme Labrecque.

Elle a photographié sa mère ayant un trouble bipolaire pendant 7 ans

Bipolarité : pendant 7 ans, elle photographie la maladie mentale de sa mère

Extrait/introduction de l’article:

Melissa Spitz, habitante de Brooklyn qui a grandi dans le Missouri, est l’artiste derrière « You Have Nothing to Worry About » (– Tu n’as rien à craindre –) un projet photographique qui traite des maladies mentales et notamment de sa mère toxicomane et bipolaire.

Melissa a 6 ans quand sa mère est internée dans un institut de l’État de Washington à cause d’un trouble bipolaire. « Sa vie a continué en spirale descendante après ça », explique la photographe dans une lettre au Huffington Post. « Une hystérectomie, suivie d’un diagnostic de cancer, puis d’une chimiothérapie et de rayons, en plus de ses problèmes préexistants de santé mentale. »

Source: http://madame.lefigaro.fr/societe/bipolarite-pendant-7-ans-une-fille-prend-en-photo-la-maladie-mentale-de-sa-mere-120916-116410

You Have Nothing to Worry About sur le site Internet de Melissa Spitz

Les mères ayant souffert de dépression ne sont pas synchronisées avec leurs enfants

La dépression est-elle un problème de synchronisation cardiaque?

Le cœur des mères qui ont souffert de dépression au cours de leur vie ne réagit pas aux émotions comme celui de leurs enfants. Un défaut de synchronicité qui pourrait expliquer la transmission familiale du trouble mental.

L’environnement familial joue un rôle très important dans l’étiologie du trouble dépressif majeur –avoir une mère dépressive augmente ainsi considérablement le risque de souffrir soi-même un jour de dépression. Une étude, en passe d’être publiée dans la revue Journal of Child Psychology and Psychiatry, observe que les mères ayant des antécédents de dépression ne sont pas physiologiquement synchronisées avec leurs enfants.

Menée une équipe de chercheurs de l’Université d’État de New York à Binghamton, dirigée par Brandon Gibb, cette étude est la première à mettre en lumière un aspect biologique d’une caractéristique centrale de la dépression: les problèmes affectifs et relationnels.

Article sur Slate,

La dépression d’un des deux parents affecte les notes des enfants

Les filles encore plus affectées

Pour étayer leurs recherches, les scientifiques américains ont mis en place un panel de 1.124.162 petits suédois et de 34.000 mères et 24. 000 pères souffrant de dépression. Les enfants ont été étudiés entre leur entrée dans le cursus scolaire classique et leur sortie du dispositif, approximativement vers l’âge de 16 ans. A quelque moment que ce soit dans leur scolarité, à chaque fois qu’un de leurs parents expérimentait un état dépressif, les résultats des enfants chutaient de manière concomitante.

http://www.metronews.fr/info/la-depression-d-un-parent-affecte-les-resultats-scolaires-des-enfants/mpbh!q0s7IrZyqnQI/