Manic: Kalina Bertin part à la recherche de son père bipolaire

Ce documentaire est très intéressant et montre un portrait réaliste mais humain de l’impact du trouble bipolaire sur la famille, notamment sur les enfants.

La documentariste Kalina Bertin sur les traces d’un père fantôme

Kalina Bertin a nagé toute sa vie en eau trouble. Son père, qui a donné un faux nom sur son acte de naissance, a été assassiné en Thaïlande en 2006 par sa maîtresse de longue date, après avoir passé sa vie à escroquer des gens. Son frère et sa sœur souffrent de troubles bipolaires. Ce sont ces morceaux de sa vie que la jeune cinéaste de 28 ans tente d’assembler dans son documentaire Manic, présenté mercredi aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM).

La documentariste Kalina Bertin sur les traces d’un père fantôme, Le Devoir, 13 novembre 2017

Le trouble de bipolarité en deux temps:

Au-delà de l’histoire fascinante qu’il révèle, Manic joue un rôle important dans la mesure où il permet de mettre des images et des mots sur une maladie encore incomprise du grand public. Alors que son père n’avait pas d’aide ou de repères quant au trouble de bipolarité, dit-elle, aujourd’hui, c’est plus facile à diagnostiquer. Le film pourrait être bénéfique pour la déstigmatisation de cette maladie. «Je l’espère, dit Kalina. Pendant longtemps, ma famille et moi nous nous sentions seuls par rapport à ce qu’on vivait. J’avais honte et je me sentais isolée, exclue. Mais plus j’en parlais, plus je me rendais compte que c’est quand même récurrent. On n’en parle pas assez.»

Le trouble de bipolarité en deux temps, Voir, 13 novembre 2017

Manic: Les secrets de mon père

«Ce qui a causé cette transmission-là est le pouvoir qu’on donnait aux secrets, avance la cinéaste, qui a consacré quatre années à ce projet. Trop souvent, on ne parle pas de maladie mentale, on fait comme si de rien n’était. Ce tabou-là crée tellement de problèmes psychologiques pour les enfants en développement. Et plus tard, dans ta vie d’adulte, tout ça ressort… Déjà en être conscient, c’est beaucoup.»

Manic: Les secrets de mon père, Journal Métro, .

Papa, qui es-tu?

Kalina Bertin, qui a perdu la trace de son père lorsqu’elle avait 5 ans, a voulu faire la lumière sur la vie nébuleuse de son géniteur, un gourou assassiné, qui a eu 15 enfants avec 5 femmes. Pour tourner le film de sa vie, elle a étudié en cinéma et a commencé à documenter ses souvenirs, dont plusieurs avaient été immortalisés sur ruban par son paternel. Sa quête existentielle lui a permis de trouver plusieurs réponses à ses questions et de démystifier la maladie mentale dont souffrait son père. La curiosité de la cinéaste piquera la vôtre.

Papa, qui es-tu? Tout le monde en parle, 28 janvier 2018

Voir aussi: Kalina Bertin: pour ne pas perdre la tête

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